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27.07.2007

J'ai le cafard (comme chantait Vaquette)

Y a des cafards chez moi, c'est dégueulasse. Ils ne grouillent pas, non, c'est pas à ce point. J'en vois juste de temps en temps un, qui file le long d'un tuyau ou traîne près de ma poubelle. Mais quand même je n'aime pas ça.

Je le savais qu'il y avait des problèmes de cet ordre quand j'ai commencé les travaux (les pièges hideux "Cafran" ne laissaient pas de doute à ce sujet). Mais je m'étais dit que quand le carrelage serait refait, que les murs auraient été plafonnés et repeints, ces sales bestioles n'oseraient plus se montrer. Tu parles, je sens qu'elles vont me pourrir la vie. Bien sûr, il y a des choses plus graves dans la vie (je vis des choses plus graves en ce moment, et ça me coûte de pas pouvoir en parler avec toi), mais quand même c'est énervant.

Tu te souviens évidemment de ce manga coréen (ça porte un nom, mais j'ai oublié, et je m'en fous) que j'avais acheté chez Filigrane et qui parlait d'un cafard. C'était vraiment un chouette bouquin. Dedans, ils deviennent copains comme cochons, le cafard et le héros. Ils cohabitent bien (le titre me revient d'ailleurs, c'était "Brève cohabitation"). Moi, je n'ai pas l'intention de sympatiser avec aucun de ces insectes, même si je sombre dans la déprime complète.

Je ne sais pas comment il fait le type dans le livre pour n'avoir qu'un seul colocataire d'ailleurs. En général, c'est plutôt nombreux ces bestioles. Quoique. Pour le moment, je n'en ai jamais vu qu'un à la fois. C'est peut-être bon signe. Ou bien ils attendent leur heure pour débarquer en bande. Car en réfléchissant, dans le bouquin, il y a un moment où le cafard se met à pondre. Ce n'est plus très clair dans ma tête (tu sais comme je ne retiens jamais les histoires). Il me semble que la bête tue ses enfants par amour pour son hôte. Ca, j'aimerais bien voir que ça arrive dans la réalité. Et même à supposer que ça soit possible, ça ne m'arriverait certainement pas à moi. Ca serait quand même le comble que le seul être qui se sacrifierait par amour pour moi soit un cafard.  

Ce n'est pas que j'en ai peur, des cafards. Ca n'a rien à voir avec la répulsion que j'ai pour les araignées. Mais c'est une question de principe. Les cafards, ça évoque la pauvreté, les taudis. Et mon appart ce n'est pas un taudis. Ca ne ressemblait pas encore à grand chose la dernière fois que tu es venu (ce fameux jour où tu as décidé que tu m'en voulais). Maintenant c'est plutôt classe. Ma super cuisine arrive dans quinze jours. Il est hors de question qu'un cafard mette les pattes dans une des armoires laquées.

Dès demain, je vais acheter un nouveau stock de Cafran. Il paraît que ce n'est pas bon de tenter autre chose que ce que la firme de décafardisation a mis en place. Je m'en fous. Je leur déclare la guerre à ces bâtards.

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