« Das leben der anderen | Page d'accueil | You, your friends and you »
19.08.2007
A plus d’un titre (environ 430.000 occurrences dans Google)
Tu sais comme j’aime les titres qui friment. Et La première gorgée de bière, ça frime. Je fais toujours attention à ce genre de chose quand j’écris : les titres, les sous-titres, les inter-titres ou, dans le cas du blog, les noms des catégories. Il suffit de pas grand-chose pour attirer l’attention. Détourner une expression courante, jouer sur la paronymie, les sonorités, les images,… Ce sont des procédés que je maîtrise plus ou moins bien, en tout cas beaucoup mieux que quand il s’agit de tenir la distance, ne serait-ce qu’au niveau d’une seule phrase.
Le problème est qu’il faut éviter de tomber dans le déjà trouvé mille fois. Personnellement, quand j’ai un doute, je tape la formule dans Google. On est souvent surpris du résultat. On croit parfois qu’on tient une formule super originale, puis on découvre qu’elle est déjà sortie plein de fois. Et pas toujours sous des plumes très reluisantes d’ailleurs. Moi je dis : vive le progrès… et les moteurs de recherche qui nous sauvent du calembour ridicule et éculé.
La capacité à « faire » des titres n’a rien à voir avec le talent littéraire. C’est un autre métier, je trouve. Ça tient plus de la communication ou de la publicité que de la littérature. C’est d’ailleurs sans doute pour ça que je m’en tire mieux à ce niveau. Au boulot, c’est quand même plus ce qu’on attend de moi, même si j’ai rarement l’opportunité de pouvoir laisser libre cours à ma "créativité" (avant mes congés on a bossé sur une nouvelle « signature » pour ma boîte, je me suis amusée comme une petite folle – tu aurais trouvé ça pathétique, toi).
Quand je lis les blogs au hasard (j’y passe pas mal de temps en ce moment), ça me joue souvent des tours, d’être attentive aux titres. On est souvent déçu. Certains titres me font de l’œil quand je les vois sur la page d’accueil de Haut et Fort (ou d’ailleurs), puis quand je clique sur le lien le soufflé retombe. C'est gonflant.
(Il faut vraiment que j’arrête avec ces images pourries – et avec les parenthèses aussi. L’approximation, ça passe encore pour les titres, mais il faut être sérieux quand on s’attaque au corps).
18:30 Publié dans Je me livre, J'ai un blog, mais faut pas le dire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Delerm, blog, titre, google


Les commentaires sont fermés.