18.12.2007
C'est comme ça, on n'y peut rien
C’est malin. Tantôt, dans le train, j’avais fait toute une liste de sujets pour relever un peu le niveau de ce blog (et surtout pour détourner l’attention de moi). Je voulais aborder des sujets moins personnels, genre phénomènes de société ou anecdotes de train. Dire par exemple, pour rigoler, que j’avais jeté toute ma collection de CD de Carla Bruni (y compris celui que tu m’avais offert à Noël l’an passé).
Et puis voilà que je sors de chez toi complètement déprimée, juste bonne à me planter devant mon PC pour me lamenter. Ça ne me vaut décidément rien de te rendre visite...
J’ai du mal à supporter l’incompréhension qu’il y a entre nous. Ce déficit d’empathie.
Tu me connais encore relativement bien. Il m’est encore arrivé, dans la conversation tout à l’heure, de te prendre à témoin pour confirmer que ce que je disais sur moi était vrai. Tu sais comme j’aime bien faire ça, rappeler cette connivence qui nous unit (surtout quand j’ai du public). Mais c’est du bidon.
Quand j’essaie de t’expliquer les trucs qui me tracassent, je vois bien que tu ne me comprends pas vraiment. En tout cas, tu n’arrives pas à appréhender ce que je ressens. Je crois que ça ne te touche simplement plus assez. Je ne dirais pas que tu t’en fous, mais tu supportes sans problème de me voir malheureuse. Tu es navré pour moi, bien sûr, mais ça ne t’atteint pas personnellement. En fait, ça t’est trop étranger, ma vie, pour le fait de partager des choses avec toi puisse m’aider à me sentir moins seule.
J’ai tendance à dire que, à part mes parents, tu es la personne qui tient le plus à moi. J’espère que je me trompe, sinon je ne tiens pas à grand-chose.
Je ne dis pas ça seulement pour la formule. Désolée si je te parais dure. Je suis vraiment triste, ce soir.
Je t'avoue : je suis un peu fâchée, aussi. Je ne comprends pas comment tu as pu me laisser partir dans l’état où j’étais. J’avais les larmes aux yeux, ça se voyait, non ?
J’aurais voulu que tu mettes ta veste et que tu me proposes de faire un bout de chemin avec moi. Avant, tu l’aurais fait, c’est sûr. Je me souviens de nos allers-retours entre l’avenue de la Chevalerie et la rue Thomas Vincotte. C’était plus près, d’accord, mais bon. Aujourd’hui, tu avais presque l’air content que je parte dans le froid.
Tu as ton chat, tes copains, tes pétards. Ta petite amie qui te passe des coups de fil dont tu reviens en me faisant des mines de sale gamin de 14 ans. C’est ça ta vie maintenant. Il est tout à fait normal qu’on ne ressente plus la douleur de l’autre, dans des conditions pareilles.
01:25 Publié dans Rééducation sentimentale | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : ex, empathie


Commentaires
Je t'aime et je crains
De m'égarer
Et je sème des grains
De pavot sur les pavés
De l'anamour
J'ai pensé à ce refrain d'une chanson de Gainsbourg en vous lisant et ce putain d'anamour.
Ecrit par : A@T | 27.12.2007
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