12.12.2007
N'année !
Moi aussi je suis « thinking au Réveillon ».
Ça fait quatre ans que je les loupe systématiquement. Cette année, ça ne se passera pas comme ça.
Sans vouloir tomber dans le mélo, je dois dire que savoir que je passerai le Réveillon avec vous, ça me rassure beaucoup. Même si on se matte un DVD à trois dans mon divan (avec la couverture et le chauffage), ça peut me convenir - mais évidemment je ne suis pas contre un programme plus « élaboré »…
Je serai avec les personnes avec qui j’ai envie d’être, c’est tout ce qui compte (même si certains amis me manqueront inévitablement, mais bon on ne peut pas tout avoir).
Les fêtes de fin d’année, les Réveillons, tout ça, ça me rend nunuche. Ne te formalise pas, hein.
Une année (l’année où je m’étais fait larguer par l’amour de ma vie), j’avais envoyé des mails de vœux personnalisées à toutes les personnes qui m’étaient chères. Je m’étais étalée, allant jusqu’à sortir des « Je tiens beaucoup à toi » complètement démesurés à des personnes que je connaissais à peine. A l’époque, j’avais une réputation de folle furieuse, tu dois t’en souvenir. Ces mails n’avaient rien arrangé.
J’ai passé ce Réveillon à errer dans les quartiers glauques de Bruxelles avec ma copine bourrée et à envoyer des SMS désespérés au monde entier (qui faisait la sourde oreille, soi disant parce qu’il n’y avait pas de réseau dans le bled paumé des Ardennes où mes amis avaient eu le bon goût de se rassembler pour une fiesta pour laquelle j’étais persona non grata). Comble du fiasco, on avait annulé le feu d’artifices cette année-là, en hommage aux victimes du tsunami (à qui ça faisait de belles jambes).
Tout ça pour dire que je suis très contente de ne plus être en galère pour le Réveillon cette année. Avec vous, je ne crains pas trop les plans foireux. Jusqu’à présent, vous avez plutôt assuré côté organisation. Pourvu que ça dure… De toute façon, ça ne peut pas être pire que ces dernières années.
On en discute demain, d’accord.
22:05 Publié dans Devine ce qui m'est arrivé | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Réveilllon
09.12.2007
Geek manchote
Quitte à glander sur Internet, je devrais au moins le faire dans des conditions un peu correctes.
J’ai toujours le vieil ordi que je t’avais acheté 50 euros (ou 25 ?) il y a des années. Il est tout déglingué et tout dégueulasse. Le ventilateur fait un boucan de vaisseau spatial.
Le clavier déconne, heureusement je connais le truc pour réparer le bug. Faire majuscules, majuscules sur le clavier du portable (qui ne fonctionne plus) et Ctrl sur l’externe (dont les touches font un bruit de vieille machine à écrire). C’est logique.
J’ai des sueurs froides chaque fois que j’allume mon ordinateur. J’ai peur qu’il ne me lâche. Je n’ai fait aucune sauvegarde de mes photos. De manière générale, je ne sauvegarde rien. J’ai perdu tout le contenu de mon premier blog car je n’étais pas foutue de comprendre comment faire pour le transférer sur une autre plateforme (comme il n’y avait pas de photos, il paraît que c’était tout con).
Ca fait des mois que je n’ai plus mis l’anti-virus à jour. Je ne sais pas comment on fait. Je n’arrive pas à graver des CD. Je ne télécharge pas de musique (alors que ma maman y arrive très bien). Je ne sais pas sur quelle version de Windows je travaille. Je n'ai pas de correcteur orthographique en français dans Word (tout est souligné en rouge et je corrige en mettant le texte dans l'éditeur de mon blog, même s'il s'agit d'un rapport pour le boulot). Je n’ai jamais réussi à me mettre dans la tête la différence entre les Giga, les Méga, les octets. Et je ne suis pas sur MSN (alors que ces derniers temps ça me démange vachement).
Je bricole avec le peu que je connais et le matériel préhistorique dont je dispose. Je suis tellement allergique à tout ce qui est technique que je repousse l’échéance d’acheter une nouvelle machine. Rien que l’idée de devoir installer Internet, ça me refroidit. Je suppose qu’il faut des codes d’accès ; je les ai perdus. Puis j'imagine que j'installerais un Wifi (le fil qui passe au milieu de mon bureau, ce n'est pas très pratique) et ça a l'air compliqué.
Pour une geek, c’est désolant d’être nulle à ce point. Je suis comme une fumeuse de joints pas capable de rouler. Comme une diabétique pas foutue de faire ses piqûres d’insuline.
Pour ça aussi, décidément, j’ai besoin d’un homme.
00:25 Publié dans Devine ce qui m'est arrivé | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
08.12.2007
Petit moment de déprime (c'est à cause du vent)
Je m’ennuie comme un rat mort. Ça fait un petit temps que ça ne m’était plus arrivé. Je n’aime toujours pas ça, perdre un jour de week-end à ne rien faire du tout.
Il y a un petit courant d’air qui me tombe juste sur les pieds quand j’écris, parce que la porte-fenêtre de mon bureau ne ferme pas bien. C’est désagréable. Je déteste le vent, ça me donne mal à la tête. Je me force à écrire un petit quelque chose, pour que la journée ne soit pas complètement inutile. Mais j’ai du mal.
J’ai été idiote de penser que c’était reparti, que j’allais être bien maintenant. Il n'y a pas de raison. Ma situation n’a pas changé. Je suis toujours seule et je dois ruser pour remplir le temps. Je dois envoyer des SMS, écrire des mails, laisser des messages sur des répondeurs.
Je suis toujours en attente. Tu me l'as assez reproché.
J’ai relevé cent fois ma messagerie aujourd'hui. Peut-être plus. Tu vas certainement m’écrire, puisque tu me l’as promis, mais il sera tard, peut-être même que j’aurai fini par aller me coucher. Et de toute façon ça ne me « remplira » pas.
Faire le tour des blogs, ça prend trois minutes à tout casser. C’est frustrant. J’ai été voir cent fois sur le site de l’autre connard que je n’aime même plus. Il le verra dans ses statistiques, je m’en fous. Moi sur mon blog ça fait des jours que je n'ai plus de commentaire (peut-être parce que je badinais, ben ceux qui me préfèrent cafardeuse vont être servis).
J’ai cliqué cent fois sur « Home » dans Facebook. J’ai vu défiler les gens qui se connectaient. Ils ne restaient pas longtemps en ligne, ils avaient des trucs plus intéressants à faire je suppose. C’est samedi, bientôt les fêtes, il y a des cadeaux à acheter.
J’avais l’intention de faire mon sapin de Noël, d’aller acheter des décorations. Des années que je m’obstine à espérer que ça soit moins naze que l’année d’avant, les fêtes. Finalement, je suis juste sortie une demi-heure pour faire les courses au Delhaize, histoire d’avoir du coca et des olives au cas où j’aurais de la visite. Je n’ai pas fait le ménage, tant pis. Et je ne me suis pas épilée non plus. Merde je peux bien être moche après tout, pour ce que ça change.
Mes efforts sont vains. Ça ne dépend pas de moi, d’être bien ou pas. Je sais que tu n’es pas d’accord avec ça. Pourtant, je vois bien : je me fais des nouveaux copains et ça va mieux, je passe une seule soirée toute seule et je me sens de nouveau moins que rien.
Je n’arrive toujours pas à gérer la solitude.
Tu me trouvais aigrie ces derniers temps, tu me reprochais surtout de n’en faire rien de bon. C’est que je ne suis une artiste, moi, je ne sublime pas le mal-être. Je le subis et je râle. J’écris des conneries sur mon blog. C’est sinistre. De toute façon, même quand j’allais mieux, je suis sûre que tu me désapprouvais, en te disant que je me contentais de peu.
Je suis morte de trouille d’écrire des choses pareilles, devant tout le monde. Je vais passer pour une dépressive et faire peur aux gens (je l’écris avant que tu ne le dises). J’aimerais tellement être légère et ne pas mettre cette pression sur ceux qui m’entourent. Je suis désolée.
C’est à cause du vent, ça me fout le cafard (j’ai froid aux pieds, je vais être malade, en plus).
23:05 Publié dans Devine ce qui m'est arrivé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : déprime, attente, vent
03.12.2007
C'est une belle Histoire
Je me rappelle maintenant pourquoi j’aimais tellement fréquenter les historiens à l’époque.
Ça parle politique, ça regarde le JT, ça aime ragoter. De ce point de vue, c’est intellectuellement enrichissant.
Ce qui est chouette avec les historiens, c’est que ce sont des garçons, souvent célibataires (et pas forcément bêtement dragueurs pour autant). Ça peut donc débarquer comme ça presque à l’improviste, organiser des trucs sans avoir besoin de planifier des semaines à l’avance. Vu le style de vie qui est le mien en ce moment, c’est juste ce qu'il me fallait.
Les historiens me rappellent le bon vieux temps, mais il y a quand même pas mal de choses qui ont changé depuis.
Ils sont devenus un peu geek, les historiens. Facebook, les blogs et tout le toutim, ça les branche. Ça tombe bien, moi aussi.
Ils parlent beaucoup plus de cul qu’avant aussi, j’ai remarqué. Ou bien alors c’est moi qui ai plus tendance à lancer le sujet (à force d’avoir fréquenté des artistes…). Ou c’est que finalement ils sont quand même un peu dragueurs quelque part, je ne sais pas. En tout cas, ça me plaît bien.
Ce qui n’a pas changé, en revanche, c’est que ça discute tard, les historiens. Très, très, très, très tard. Trop tard. Après, il n’y a plus de transports en commun et on dort les uns chez les autres, comme des jeunes. Sauf qu’on n’a plus la même santé qu'avant et que le lendemain il faut se lever pour aller bosser.
Je râle parce que je suis crevée, que j’ai l’air d’un zombie au boulot, mais en fait j’aime bien ça. Le temps passé au boulot me semble moins révoltant, puisque le temps consacré aux loisirs et à la fête a augmenté.
Ces derniers week-end étaient parfaits (ou presque). Ça me fait presque flipper quand j’y pense. L’enthousiasme, ces dernières années, ça ne m’a pas vraiment réussi. Mais là, je n’ai pas envie de me prendre la tête. Les historiens me donneraient presque envie d’avoir confiance en moi et en l’avenir.
22:15 Publié dans Devine ce qui m'est arrivé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : historiens
28.11.2007
ORL
Je suis de très mauvaise humeur ce soir, et il y a de quoi. J'ai la tête comme un seau mais pas du tout envie d’aller me coucher. Tiens, je vais te raconter, ça me passera les nerfs.
Il m’est arrivé une sale blague tout à l’heure au boulot.
Ca fait des mois que des ouvriers doivent venir percer une porte entre le bureau de ma chef et le mien (ou plus exactement entre son spacieux bureau et le minable plateau sur lequel je me trouve - hum hum). Aujourd’hui, miracle : ils sont venus. Mais ils ont fait ça n’importe comment.
Ils n’ont rien bâché, ce qui fait qu’il y avait plein de poussière sur mon ordi, mon écran, ma chaise de bureau et mes dossiers bien rangés (hum, hum). Avant qu’ils ne commencent, je leur avais pourtant demandé s’il fallait évacuer, mais ils ont dit que non, que ça n’était pas nécessaire. Les cons, ils ont tout salopé.
Qu’il y ait de mauvais ouvriers, c’est une chose, que je peux admettre (bien obligée, quand je vois le peu de conscience professionnelle que les gens se sentent autorisés à avoir quand ils bossent pour des administrations). Mais là, en plus, dans le tas, je suis tombée sur un abruti qui m’a littéralement fait mal. Aux oreilles. Je vais t'expliquer, tu vas voir c'est une histoire de fous.
Après avoir foutu le bordel en perçant la cloison, ils ont placé la porte. Je dois avouer que ça a été assez rapide. Il faut dire qu’ils étaient bien outillés. Ils avaient une super disqueuse, un super compresseur. Et un pistolet à clous très puissant, qui faisait un boucan pas possible (je comprends bien qu’il faut ce qu’il faut, mais tu verras dans la suite de mon histoire que j’ai de sérieuses raisons de râler contre ce pistolet et son propriétaire).
Comme ils faisaient ça à un moins d’un mètre de mon dos, clouer les chambranles, je sursautais à chaque coup de pistolet. J’aurais dû quitter ce bureau, évidemment, car il était impossible de se concentrer dans des conditions pareilles. Mais les types m'affirmaient encore que ce n’était pas la peine, qu’ils en avaient pour peu de temps. Comme une pauvre poire, je les ai cru.
Toujours est-il que mes sursautements (comment ça ce n'est pas français ?) faisaient beaucoup rire un des types. Un petit vieux rougeaud avec une gueule d’innocent du village.
J’imagine qu’il a voulu rigoler un bon coup sur mon compte (les fonctionnaires n’est-ce pas, ils ne sont bons qu’à ça…). Ainsi, quand il a eu fini de clouer tous ses petits clous, il s’est approché de moi par derrière avec son pistolet (déchargé, heureusement). Et là, il a pressé sur la détente et a fait une détonation « pour rire » à deux centimètres de mon oreille gauche.
Putain ce que ça fait mal. Je me demande combien de décibels ça représente, un boum comme ça.
Je n’ai même pas réagi directement. Ça sifflait dans mon oreille, j'étais un peu sonnée, et l’autre se marrait : « Allez, ce n’est que de l’air ».
Après avoir repris mes esprits, je lui ai dit que ce n’était pas drôle. Et surtout dangereux. Il ne s’en était pas rendu compte. Finalement, j’ai laissé tomber. Le type est reparti d’où il venait, et je n’ai même pas demandé son nom. Mes collègues étaient un peu médusés, mais bon ça s’est arrêté là.
Ce qui m’énerve particulièrement dans cette histoire (outre le fait que je ressens encore une petite douleur à l’oreille – mais c’est peut-être psychologique), c’est que c’est toujours à moi que les cons s’en prennent. Je crois que c’est parce que j’ai l’air très jeune. Je plains les enfants, qui doivent se faire emmerder à longueur de journée...
Je déteste me faire passer pour une victime (car je déteste les victimes), mais là j’avais vraiment besoin de raconter.
Je vais dormir, maintenant (en espérant que la petite gêne ait disparu demain matin - il paraît que ça se remet tout seul).
00:30 Publié dans Devine ce qui m'est arrivé | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : sale blague, ouvriers, pistolet à clous, tympan
21.11.2007
Je vire carrément ciné-club, là.
Pour rester dans le domaine du cinéma, j’ai été voir un super film hier : De l’autre côté.
Il ne faut pas croire le résumé qu’ils mettent sur Cinebel, c’est plein d’erreurs (et c’est très très mal écrit - ils devraient quand même faire attention avec les traductions). En vrai, ce film est très chouette.
J’adore les histoires bien ficelées, qui tombent au millimètre. A chaque fois, je pense à la trilogie de Lucas Belvaux (Un couple épatant, Cavale, Après la vie), que j’avais trouvée géniale.
Bon ici ça n’a rien à voir. Ça se passe en Allemagne (ça tombe bien, j’en viens) et en Turquie (j’ai envie d’y aller). Il y a un fond vaguement politique, mais on s’en fout. C’est filmé de façon très classique, comme j’aime. Les ambiances sont parfaites. Les acteurs sont beaux. Le type qui joue le fils me force à reconnaître cette réalité : je suis décidément en train de virer ma cuti et de craquer pour les mecs à la peau mate. Mais je m’égare…
22:50 Publié dans Devine ce qui m'est arrivé | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, De l'autre côté
Un peu de culture
Finalement, je n’ai pas acheté un bouquin à midi : j’en ai achetés quatre. C'est fou, je n’arrive jamais à être raisonnable quand j’entre dans cette librairie. A chaque fois, je me ruine. Heureusement, cette fois-ci, j’ai quand même réussi à me limiter à des livres de poche. Ma conscience s’en porte mieux.
J’ai choisi du Jane Austen, du Bret Easton Ellis, du Russel Banks et du Philippe Djian. Je suis assez contente.
J'ai remarqué que sur les quatre livres que j’ai achetés, trois ont un titre en anglais. Plus étrange encore, deux ont le mot « Park » dans leur titre. Inconsciemment, ça vient peut-être du fait que j’ai été voir Paranoïd Park au cinéma, et que ça m'a beaucoup plu.
Ce sont toujours des détails idiots qui font que je décide de voir tel film ou de lire tel bouquin. Pour le film de Van Sant, ce qui me motivait à la base, c’était que le personnage principal s’appelait Alex (et qu'il faisait du skateboard). Je crois d’ailleurs que je vais bientôt aller voir Ce soir je dors chez toi, le film avec Jean-Paul Rouve, pour la même raison (parce que le personnage qu'il joue s'appelle Alex, pas parce qu'il fait du skateboard).
Ça a l’air moins intello, j'en conviens, mais je m'en fiche : j’ai un faible pour Jean-Paul Rouve, je le trouve touchant (je t’ai déjà dit que j’avais un collègue qui lui ressemblait comme deux gouttes d’eau - en moins séduisant ?).
22:40 Publié dans Devine ce qui m'est arrivé | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : romans, Jane Austen, Bret Easton Ellis, Russel Banks, Philippe Djian, park, paranoïd park
20.11.2007
Copropriété
Ça sent le poisson jusque dans mon bureau, c’est presque incommodant. Mes voisins espagnols font toujours des trucs à manger qui sentent très fort (et très bon). Sans doute pour me faire culpabiliser de me nourrir d’Aïki Noodles et de paella surgelée. Il faudrait qu’ils songent à m’inviter un de ces jours…
Les gens dans cet immeuble sont drôles.
Tout à l’heure, dans l’ascenseur, j’ai croisé ma bête jeune voisine du cinquième. Elle revenait de son cours de musique. Elle m’a expliqué qu’elle avait étudié les classiques, à Saint-Louis puis à Louvain-la-Neuve (évidemment). On n’a absolument rien en commun, elle et moi, à part notre âge et le fait qu'on soit nouvelles et célibataires. Elle a pour manie de coller des petites affichettes dans l’ascenseur à la moindre occasion. Si elle fête son anniversaire et qu’elle invite trois amis et ses parents, paf : un petit mot « Veuillez m’excuser pour ce désagrément, gnagnagna gnagnagna, vous n’avez qu’à monter boire le verre de l’amitié ». Si on lui livre un meuble, idem (sans verre de l’amitié). Je me demande si elle oserait planter un clou dans son mur sans rameuter tout l’immeuble...
Il y a aussi un repris de justice, je ne sais pas à quel étage ni dans quelle aile. Un fou dangereux qui se balade avec une brique dans sa poche et qui casse la porte d’entrée en verre quand il est énervé. J’avais vu les dégâts un soir en rentrant tard chez moi (même que j’ai eu un peu peur), mais je ne savais pas que le responsable était un des locataires de l’immeuble. Je l’ai appris lors de ma réunion de copropriété.
Je ne t’ai pas raconté ma réunion de copropriété. C’était épique.
Il y avait des personnages, tu aurais dû être là. La star, c’était un gros fasciste qui semblait trouver un plaisir énorme à emmerder le responsable du syndic. A ce que j’ai compris, les réunions de copropriété, ce sont ses petits instants de gloire, alors il en profite. Il avait préparé ça minutieusement. Il est venu avec des questions tordues et hyper précises sur les comptes et les relevés de charges (que moi je ne lis même pas tellement je n’y comprends rien). Il ne nous a épargné aucune remarque raciste et misogyne, au passage. Ce type possède apparemment pas mal d'appartements dans l’immeuble. Ça me réjouit d’être dans la même copropriété que lui, je dois dire…
Il faut savoir que les petites propriétaires comme moi n’ont rien à dire dans les réunions de copropriété. Quand il faut voter pour des décisions (genre travaux à faire, réserves d’argent à prévoir,…), on n'a pas beaucoup de poids. Je n’ai qu’une seule petite voix de rien du tout, alors que d’autres personnes possèdent plusieurs appartements et viennent avec plein de procurations (comme le gros monsieur fasciste par exemple). Je n’ai presque aucun pouvoir en fait. C’est ainsi que quand certains propriétaires ont évoqué l’idée de refaire le sol et les peintures du hall d’entrée, je n’ai eu qu’à la fermer. Ce n’est pas si catastrophique pour mes finances, on prendra les sous dans le fonds de réserve. Ça ne va presque rien me coûter directement, mais ça m’énerve quand même : je m’en fous moi de ce hall.
Après les formalités d’usage (élection du comité de gérance, reconduction du mandat du syndic) et les questions financières, on a abordé les divers. Ça a été le moment le plus drôle. Je te raconte.
Le gros type a râlé parce que certains ne fermaient pas correctement leur boîte aux lettres (il faut dire que la serrure est un peu mal fichue). Il avait noté le numéro des boîtes incriminées, comme au meilleur temps de la gestapo. Il a réussi à faire passer la décision qu’on remplace d’office les serrures des personnes concernées (25 euros quand même), pour leur faire les pieds. Les absents n’ont rien eu à dire, juste à payer. Moi, je m’en fous, ma boîte aux lettres était fermée, mais quand même c’est révoltant.
Puis, des dames se sont plaint que l’immeuble « n’était plus ce qu’il était ». Sale, paraît-il, mal fréquenté. Moi, je trouve que ça va dans l'ensemble. Je n’aime juste pas que certains se croient permis de fumer dans le hall. Ça pue la clope quand je sors de chez moi, c’est désagréable. Mais je n’ai rien osé dire lors de la réunion.
Le point d’orgue, ça a quand même été quand on a évoqué le problème crucial des gens qui mettent leur mains sur la porte vitrée de l’entrée (réparée entretemps) et qui laissent des traces. Un des membres du conseil de gérance (un type pas trop vieux et assez sympa, qui m’appelait Laurence alors que je ne lui ai jamais adressé la parole) a dit, pour rire : « On devrait relever les empreintes digitales ». Je n’ai pas osé évoquer le test ADN : ils auraient été capables de me prendre au sérieux, et qui c’est qui paie ? C’est bibi.
23:45 Publié dans Devine ce qui m'est arrivé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : immeuble, réunion de copropriété
16.11.2007
Vendredi soir
Ce soir, je vais boire un verre avec des gens. Des gens que je connais un peu, mais pas tellement en fait (ce sont des vieux camarades d’unif, perdus de vue depuis un certain temps). De leur côté, ils ne me connaissent pas par cœur. C’est appréciable, car j’aurai éventuellement l’opportunité de les surprendre, que ce soit dans le bon ou dans le mauvais sens.
A ma connaissance, je ne suis pas liée à ces gens par une relation tordue. Ils n’avaient aucune obligation de m’inviter. Ils comptaient passer la soirée entre eux, peinards, à discuter le coup après le boulot. Moi, j’étais en congé bien mérité aujourd’hui, j’ai donc pu me reposer un peu.
Je vais mettre un peu de maquillage, on ne sait jamais. Et puis, il faut bien marquer le coup : ce n’est pas si souvent que je vois des gens. Je suis en forme, déterminée à me distraire. J’ai envie de boire de la bière et de discuter de tout et de rien. Ça va me faire du bien.
Ne le prends pas mal, hein, mais ça me fait plaisir de voir d’autres gens.
19:40 Publié dans Devine ce qui m'est arrivé | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : boire un verre avec des gens
13.11.2007
Brigitte is my friend
J’ai reçu une invitation de mon ex-psy sur Facebook. La classe...
Au début, je me suis posé des questions, trouvant même que ce n’était pas très déontologique comme démarche. Et puis je me suis dit qu’elle avait simplement envoyé des invitations à tout son carnet d’adresses, sans réfléchir. Elle a dû être bien étonnée quand elle a vu ma tête parmi ses amis.
Je devrais lui envoyer l’adresse de mon blog, tiens. Histoire de voir si je suis effectivement une psychopathe. Quand je la « voyais », je lui avais filé l’adresse du premier blog (qui a disparu depuis d’ailleurs – peut-être que tu en as encore une copie, c’est bien possible, tordu comme tu es…). Elle avait trouvé ça intéressant à l’époque, bien écrit. Enfin, c’est ce qu’elle m’avait dit (mais elle était bien payée).
Il paraît qu’elle voulait se consacrer à la question des thérapies via Internet justement. Créer un site ou quelque chose comme ça. Je me demande si elle l'a fait, en tout cas je n'ai rien vu de tel dans son profil. C’est certainement un marché juteux, à mon avis. Et je ne suis pas du tout contre le principe. Avec tous les malades qu’il y a pas ici (comme partout).
21:32 Publié dans Devine ce qui m'est arrivé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : psy, Facebook

