05.12.2007
Ni oui ni non
J’ai offert une ardoise magique Oui-Oui à ma filleule pour sa Saint Nicolas. Ça lui a beaucoup plu, je crois. On s’est bien amusé à dessiner des trucs avec le crayon aimanté et à les effacer d’un coup de Oui-Oui magique.
Saint Nicolas est un concept qui lui est encore assez étranger (elle a un peu plus de deux ans et fait déjà preuve d'un goût certain puisqu'elle n’aime pas les vieux barbus, exactement comme sa marraine). Par contre, Oui-Oui, elle adhère bien.
Je suis toujours étonnée de voir à quel point les enfants sont subjugués par les personnages de dessins animés (oui, je sais, Oui-Oui est d’abord un personnage de livres pour enfants, mais elle ce sont les dessins animés qu’elle connaît - qu’elle connaît même par cœur !).
Je suppose que j’ai dû succomber moi aussi à cet étrange phénomène quand j’étais une petite fille. J’ai vaguement le souvenir d’avoir bien accroché à Candy et à Heidi. Mais je crois que ça m'a moins touchée que d’autres.
Je suis nulle dans les quizz « Dessins animés de notre enfance ». Sur Facebook, je n’ose même pas soumettre mes réponses tellement j’ai peur de me taper la honte. Et quand ça chante les génériques, dans les soirées où on est bourré, je suis toujours la dernière à reconnaître Goldorak ou les Cités d’or.
Ce n’est pas du snobisme. Peut-être que je n’ai simplement pas de mémoire. Je me souviens de très peu de choses de mon enfance en fait.
Enfin, ce n’est pas un drame si ma filleule est fan de Oui-Oui. Je trouve Dora l’exploratrice encore beaucoup plus moche. Les Télétubbies me sont plus sympathiques, à la limite. Même si je n’arrive jamais à retenir leur nom.
22:20 Publié dans La vie des autres | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Oui-Oui, dessins animés
01.11.2007
Tout change
Mon ex est de nouveau célibataire (je l'ai vu sur Facebook).
L’autre a changé radicalement de look (je suis tombée sur une vidéo de lui sur Internet). Il a un bouc et des petites mèches blondes dans les cheveux maintenant (la coiffure, ça a toujours été son point faible - à mon avis sa coiffeuse doit être très jolie). C’est... saisissant. J’ai même l’impression qu’il est un peu moins maigrichon qu’avant.
Que de changements, que de changements…
Je crois que je vais profiter d'être en congé lundi prochain pour aller chez le coiffeur. Peut-être commencer à regarder pour de nouvelles lunettes aussi. Y a pas de raison qu'il y ait que moi qui ne change pas.
17:10 Publié dans La vie des autres | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : changement
11.09.2007
Chiche qu'on l'écrit
Je l’ai lu, le bouquin du blogueur.
J’étais toute prête à critiquer, mais non, ça va. Ce n’est pas révolutionnaire dans la manière, mais c’est honnête : il sait écrire correctement. On ne sent presque pas les tics de langage bloguiens. L’histoire est cousue de fil blanc (tellement que ça pourrait faire un best seller), mais c’est quand même agréable à suivre. Derrière les clichés, il y a des éléments intéressants. Ce qui est appréciable, surtout, c’est qu’il ne se fout pas du monde. Il fait son boulot d’écrivain sérieusement. J’ai moins regretté mes 20 euros en achetant ce bouquin que quand j’ai craqué sur le dernier Beigbeder (beurk).
Tu écris encore parfois « pour toi » en ce moment ? [C’est évidemment n’importe quoi de dire « pour toi », je devrais mieux dire « pas tout de suite pour les autres » - mais je m'éloigne du sujet]. Tu devrais, ça te ferait du bien. D’essayer de construire un truc un peu à long terme, pour changer des écrans. Vu la quantité de mails que tu écris par jour, tu pourrais y être vite, tu sais. Tu ne m’en parles plus en tout cas…
Je vais m’y mettre un jour moi aussi. D’ici un an ou deux, quand mon boulot m’accaparera moins. Ce n’est pas très original comme projet, je sais, mais je m’en fous. Je ne le ferai pas pour être originale.
Un jour, c'est sûr, l’envie d’écrire me reprendra, et je n’ouvrirai pas de blog (celui-ci sera fermé depuis longtemps). J’achèterai un bon ordi et des blocs de feuilles à spirale. Je prendrai peut-être même une pause-carrière si c’est possible (ça ne me fera de toute façon pas de tort de me reposer un peu).
Tu me connais, je ferai ça sérieusement. Je gribouillerai des plans, je dresserai des listes de personnages (hors de question que je reprenne mes prénoms habituels), je repérerai des lieux sur une carte de Bruxelles. Il faudra que j’apprenne à écrire des dialogues aussi. Ça va être du boulot…
Ce que je veux, c’est écrire une histoire toute bête, du genre que ma mère pourrait prendre plaisir à lire. Pas sûr que ça te plaira à toi d’ailleurs. Ça risque d’être trop racoleur à ton goût. Mais tu sais que j’ai toujours eu un faible pour les romans « faciles »...
Oh, ce n’est pas pour tout de suite de toute façon. Je ne suis pas pressée. Si tu veux, je te laisse la primeur. Tu pourras me pistonner auprès des éditeurs comme ça.
Chiche ?
23:25 Publié dans Devine ce qui m'est arrivé, Je me livre, La vie des autres | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : écrire, Hors jeu, projet
Faut bien vivre
C’est quoi ce brol sur votre site ? Ces annonces Google qui défigurent le design déjà limite de votre page d’accueil (et aussi des autres pages d’ailleurs) ? Elles ont beau essayer de jouer les caméléons, de s’harmoniser plus ou moins bien avec les couleurs des différents espaces, on ne peut pas les louper. C’est laid, laid, laid. Et déontologiquement discutable. Refourguer à vos auditeurs la camelote de Google, sans prévenir, ça m’étonne que tu puisses cautionner ça.
Je savais que vous aviez besoin d’argent, mais je n’imaginais pas que vous en étiez arrivés là...
Allez, je ne fais pas ma vierge effarouchée, va. Je sais qu’on n’a parfois pas le choix (mais quand même, vous, ce n’est pas un hébergement gratuit que vous avez). Ici aussi, je vois passer parfois des bannières publicitaires. Heureusement, elles restent discrètes, et soft (une campagne de recrutement relativement sobre pour des profils IT, ça va).
C’était écrit dans les conditions générales d’utilisation de Haut & Fort de toute façon : « blogSpirit est susceptible de mettre en place tout type de publicité sur les Weblogs des Membres sans avoir l'obligation de les en aviser » (quelle horreur ce « b » minuscule en début de phrase, sous prétexte qu’il s’agit d’une marque, ça me choque presque autant que la majuscule de ma boîte ou de « Les résultats de La Poste progressent »).
N’empêche, le jour où on m’impose des annonces Google, je change de crèmerie. Je déteste ce principe de publicité ciblée : j’ai l’impression qu’un marketeur lit par-dessus mon épaule. Et puis quel mauvais goût parfois. Je sais que ce sont des machines qui pondent les liens, mais c’est quand même ridicule.
Souvent, les robots sont complètement à côté de la plaque quand ils essaient de « lire » nos contenus pour placer des liens susceptibles d’intéresser les lecteurs du site. Ça peut donner des résultats assez drôles. Sur mon ancien blog (à l’époque j’étais moins regardante là-dessus), il y a eu à un moment une annonce Google complètement surréaliste qui disait : « Vomi de bébé » (un de mes textes évoquait une cuite de mon ex, et je parlais maternité à toutes les pages). Je n’ai pas cliqué sur le lien, je le regrette encore.
Chez vous aussi il y a parfois de quoi être déconcerté. Passe encore pour « Chanson Parole » ou - en omettant la formulation étrange - « Paroles de Musique ». Ça reste dans votre « core business » après tout. Mais je me demande vraiment ce qui peut expliquer « Implant cheveu par cheveu » ou « Femmes à Bruxelles »…
Je t’asticote un peu là, mais franchement ça m’étonne de toi. Le jour où tu songes à la prostitution, préviens-moi, hein.
22:05 Publié dans J'ai un blog, mais faut pas le dire, La vie des autres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : publicité, annonces Google, déontologie
07.09.2007
Dans mon monde
Mon père ne sait pas ce qu’est un smoothie. Mes nouveaux collègues n’ont jamais entendu parler de Second Life.
Et dire que c’est moi qui suis censée vivre « dans mon monde » (ils font des smoothies de la marque Delhaize maintenant, et on a parlé de Second Life jusque dans le Télémoustique)…
23:15 Publié dans La vie des autres | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : smoothies, second life, mon monde
22.08.2007
Trop bête pour toi
Mon dieu que cette fille est bête. Comment tu n’as pas honte de la draguer en public ? Sur MySpace en plus, c’est du joli (note que tu n’es pas le seul à essayer).
Je m’amuse depuis un petit temps à lire votre correspondance. C’est affligeant. Combien de fois vas-tu devoir lui expliquer qu’on parle (aussi) français en Belgique ? Après elle dira encore que c’est toi qui es lent à la détente. Passe encore pour les fautes d’orthographe (j’en fais parfois aussi), mais devoir s’y reprendre à trois reprises pour saisir la différence entre le futur et le conditionnel, c’est coton. Surtout pour une fille qui est censée avoir une maîtrise de lettres ! Et ses blagues débiles, et ses posts passionnants sur les magazines féminins, et ses propos limite racistes, et sa façon de te traiter de « crétin » à tout bout de champ… Cette fille a décidément tout pour plaire.
Je ne comprends pas les mecs. Toi par exemple, tu es un garçon intelligent. Pourquoi tu perds ton temps avec une crétine pareille ? Le pire c’est que tu as l’air de déployer plein d’énergie pour lui plaire. Tu essayes d’être fin, drôle, tu étales tes références culturelles. Franchement à mon avis ce n’est pas la peine de te donner autant de mal (elle ne comprend pas la moitié de tes allusions).
Je peux imaginer que tu lui trouves un intérêt disons… plastique. C’est vrai qu’elle poste de jolies photos de ses jambes, de sa petite gueule de jeune fille en fleur. De l'avis de mon copain amateur de cruches bien fraîches, elle n'est pas mal. Mais bon, elle habite loin, et sans vouloir te faire de peine je doute fort que tu aies un jour la chance de la mettre dans ton lit. On dit toujours que « Femme qui rit… », mais là je sens qu’elle n’a pas l’intention de faire autre chose que rigoler (à coup de distingués hihihi) de tes blagues trop subtiles pour elle. Je les connais, va, ces petites allumeuses (elles me piquent tous mes mecs).
Quand je pense que moi je n’ai même pas droit à un mot. Tu me snobes carrément. Bon, je comprends que tu sois embêté par rapport à ton copain (pas qu’il serait jaloux, ça non, c'est juste que ça ne lui plairait pas que tu te prêtes à mon jeu). Mais n’empêche je suis vexée.
22:00 Publié dans La vie des autres | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : drague, MySpace, filles idiotes
20.08.2007
You, your friends and you
Comme disait ta copine : je te tiens à l’oeil. Pour le moment, je vois que tu es sage. C’est bien. Tant que tu parles de boulot, de ton ami homosexuel et d’accidents de voiture, tu ne risques rien. Pas besoin de te dire que c’est dangereux, le blog. Tu es une grande fille, intelligente, et puis tu as vu ce que ça pouvait donner avec moi.
Ceci dit, je trouve très bien que tu écrives. On voit que tu as une bonne technique. Ça serait dommage de ne pas l’exploiter. Tu sais faire des phrases bien construites et tu as le synonyme facile, pas artificiel pour un sou. La traduction, c’est quand même meilleur pour la plume que la communication (qui plus est dans les administrations).
Concernant la forme en « tu », j’avoue que j’ai un peu tiqué quand j’ai vu que tu l’avais « empruntée ». C'est vrai qu’elle est pratique. Mais elle comporte aussi pas mal de dangers. Il faut ménager les susceptibilités : n’oublier personne, ne pas faire de jaloux. Sûre que tu commençais à trouver louche que je ne t’aie pas encore adressé de message par exemple...
Il y a aussi le côté malsain du truc, que je ne vois pas comment éviter. Quand on parle à quelqu'un alors que tout le monde lit (surtout quand, comme moi, on a tendance à rameuter toute la bande), on est forcément tenté de faire passer des messages à ces lecteurs, et pas à la personne à qui on fait mine de s'adresser. Ça peut être très pervers (et évidemment je suis déjà tombée en plein dedans). Je sais qu'il y en a à qui ça ne plaît pas du tout... (belle illustration de ce que je viens d'expliquer)
Depuis que j’écris à la deuxième personne, je suis beaucoup moins sincère, paradoxalement. Je fais plus attention à ce que je dis. Je me bride (et ce n'est pas un mal, mais je sais que certains de mes lecteurs sont déçus quand je viens avec des histoires de sites internet ou de factures à payer).
L’autofiction, c’était bidon, personne n’y a cru un instant. Mais je pouvais me donner l’illusion à moi-même que je faisais autre chose qu’uniquement lancer des bouteilles à la mer. Alors, je me lâchais plus dans les grandes déclarations (de haine, d’amour, de désespoir). Ici, de n'est pas du tout ce que je veux faire (et montrer de moi surtout - encore cette obsession de plaire qui me perdra).
Mais voilà que je parle encore de moi (on ne se refait pas). C’est toi qui es la "star" pour ce message. J'espère que cette petite aventure te fera du bien et qu'elle t'amusera. Prends-la avec légèreté surtout, avec douceur (tu as déjà choisi d'ajouter de la musique, ça adoucit les moeurs il paraît). Il ne faut pas que ça te pèse ou que ça te perturbe. Après tout, ce n’est qu’un blog, comme disait une amie proche - très mal placée pour dire ça - à l’homme de ma vie - qui n'en a pas cru un mot.
23:15 Publié dans J'ai un blog, mais faut pas le dire, La vie des autres | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : blog, conseils, deuxième personne
18.08.2007
Das leben der anderen
On m’a dit que tu avais dit que tu voulais « sortir de cette logique malsaine d’information mutuelle en continu » (les guillemets ne garantissent aucunement l’authenticité de tes dires mais, étant donné ton état d’esprit actuel, je t’imagine parfaitement sortir un truc aussi naze).
Qu’as-tu de si important à cacher, franchement ? Je ne vois pas en quoi ça te dérange qu’on sache que tu as vu Machin ou que tu as été au cinéma avec Chose. Ce n’est pas un secret d’état, ton emploi du temps, que je sache. Il est clair que ta vie privée serait violée si on était au courant de ces détails super croustillants…
J’ai toujours eu une réputation de pipelette. A l’unif, j’étais toujours la première au courant des derniers ragots (je n’aime pas ce mot – ragot - on imagine une vieille mégère avec des bigoudis et un air revêche sur le pas de sa porte). Qui sortait avec qui ? Qui avait quitté qui ? Pourquoi ? Comment ? Je ne pouvais pas m’empêcher, aussi, quand je rencontrais quelqu’un de « ma bande », de lui préciser que la vieille j’avais vu l’un ou l’autre de nos amis, qu’on avait été boire un verre dans un tel café, qu’on avait discuté de ceci ou de cela,…
Aujourd’hui, on est passé à des nouvelles d’un autre type. Qui va avoir un bébé ? Fille ou garçon ? Et le mariage c’est pour quand ? Combien ont-ils payé leur maison ? Les préoccupations ont changé mais il y a une chose qui ne bouge pas : c’est par moi que se diffuse l’information.
Il n’y a rien de malsain dans mon attitude, je trouve. Mon truc, ce n’est pas de « parler sur le dos de », mais simplement d’échanger des nouvelles à propos des autres. Je ne suis d’ailleurs pas particulièrement friande de détails sordides. Pour moi, tous les détails sont bons à prendre… et à répandre.
Parce que la vie des autres m’intéresse sincèrement, je m’imagine qu’elle intéresse tout le monde. C’est souvent le cas en général. Et comme je n’aime rien de plus que de me rendre intéressante, j’adore pouvoir donner des informations « exclusives ».
La culture du secret m’est complètement étrangère (elle m’est même très pénible le plus souvent). Ça vaut pour moi-même comme pour les autres. Ça ne me gène pas du tout de parler de ma vie personnelle (la preuve). Et j’ai toujours trouvé bizarre de vouloir à tout prix rester discret sur celle-ci. Surtout qu’en général il n’y a rien de bien scandaleux à dévoiler. Les gens que je fréquente ont une vie plutôt pépère.
Tu sais, j’adorerais qu’on ragote plus sur mon compte, moi. Je râle que les gens ne parlent pas plus de moi entre eux. Je me souviens par exemple (il y aurait mille autres exemples) de cette fois où j’avais annoncé à un ami que j’avais trouvé un nouveau job. J’étais toute contente. Le soir-même, il dînait avec des connaissances communes. Je m’imaginais naïvement qu’il leur annoncerait la bonne nouvelle. Mais non. J’étais hyper déçue.
J’ai le fantasme de la transparence totale. D'un monde où personne ne cacherait rien, où les tenants et aboutissants des histoires de chacun apparaîtraient au grand jour. On comprendrait tout, il n’y aurait plus ces parts d’ombres qui me gâchent mon plaisir et me plongent dans l’incompréhension. Certains trouvent que ça manque de mystère, de tout savoir, de tout se dire. Mais moi je n’ai jamais trouvé aucun charme aux trucs mystérieux (je suis une vraie rationnelle à ce niveau).
18:50 Publié dans La vie des autres | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : la vie des autres, ragots, pipelette, transparence
15.08.2007
L'artiste
Personnellement je n'aime pas les vieux, les intellectuels professionnels, les relations à distance et les hommes mariés (pas parce qu'ils ont une femme, mais parce qu'ils ont cru ou fait semblant de croire à cette connerie).
Mais l'important est que toi ça te rende heureuse.
17:20 Publié dans La vie des autres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

