07.10.2007
Georgette
Je joue Georgette, dans Bossemans et Coppenolle. Vendredi, samedi et dimanche prochain. Pour une fois, j’ai averti quelques personnes que je jouais un pièce de théâtre.
Georgette était le prénom de ma grand-tante, la sœur de ma grand-mère maternelle, qui est décédée maintenant. Mais ma grand-tante n’était pas du tout Bruxelloise : elle était de Gouy-lez-Piéton, pas loin de Charleroi.
Tu m’as dit que tu ne l’avais jamais vue, cette pièce. C’est étonnant, pour quelqu’un comme toi. Bossemans et Coppenolle, c’est quand même un monument de la culture bruxelloise. Pas autant que Le Mariage de Mademoiselle Beulemans, mais presque.
Pour tout t’avouer, je n’ai jamais vu cette pièce moi non plus. Ni dans un vrai théâtre, ni à la télé. Pour moi, Madame Chapeau, c’est une imitation que fait la meilleure amie de ma mère quand elle est pompette au Réveillon, et l’Union un café branché sur « la place du Parvis de Saint-Gilles ».
Mon accent bruxellois est catastrophique. Heureusement, celui des autres acteurs est pire (à part celui de mon amie Catherine, qui joue l’Anglaise Arabella).
La pièce est drôle, les répliques ne sont pas mal torchées, mais je trouve que mon rôle n’est pas très intéressant. Je fais la jeune fille amoureuse, déterminée et raisonnable (trouver l’intrus).
Dans l’histoire, je suis censée avoir un peu moins de dix-huit ans. Je porte une jupe noire avec des tulipes rouges - achetée sur la place du Jeu de Balle justement -, un petit gilet noir, des chaussures plates et un serre-tête. Ce qui me fait plaisir, c’est que pour une fois je peux laisser mes lunettes pour jouer (les lentilles me font un regard bizarre).
Celui qui joue mon amoureux est un gamin, un vrai. Il est un peu enveloppé et se pointe en training aux répétitions. Il est marrant, ce garçon. Il tremble quand il doit me tenir la main, ce qui arrive tout le temps (je tremble aussi, mais pas plus que d’habitude). Il m’a déjà prévenue que sa copine était très jalouse, que je ne devais pas le serrer de trop près sur scène.
Je t'avoue : je ne suis pas plus motivée que ça pour cette pièce. Je ne stresse même pas encore, c’est dire ! En fait, je prends ça un peu à la légère, en me disant que le théâtre amateur est un plaisir et doit le rester (c’est bien pour ça que j’arrête de jouer après celle-ci, ça ne m’amuse pas assez).
Plus que cinq fois dormir. Je connais mon texte à environ nonante-cinq pourcents (je l'écris en toutes lettres, pour la couleur locale - il y a pas mal de "Fransquillons" comme toi qui lisent mon blog). Les déplacements sont presque au point et merde pour l'accent après tout.
Demain, je pense que je vais quand même me louer le DVD de la pièce. Je vais aussi un peu relire mes répliques (il y en a 113, j'ai compté) dans le train. Avec les deux répétitions générales encore prévues, ça devrait aller.
23:40 Publié dans Devine ce qui m'est arrivé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : théâtre, Bossemans et Coppenolle

