17.08.2007
Help !
Hein qu’on va bien ensemble ? Maintenant que tu as l’occasion de me connaître un peu mieux, via ce blog (je sens que tu le lis), tu en es certainement convaincu comme moi. On a les mêmes intérêts pour des sujets désuets et « hype » à la fois. Les mêmes ébahissements face aux petits détails insignifiants. Le même ancrage dans le quotidien. Lui et moi, c’est évident, on est fait l’un pour l’autre.
Je ne comprends pas pourquoi il ne veut pas l’admettre. C’est une tête de mule quand il veut ton copain.
Ça fait maintenant des semaines qu’il me fait la gueule. Il refuse catégoriquement de me voir. Quand j’insiste (c’est de sa faute si j’insiste, il n’a qu’à pas refuser), il me dit des choses dures et pas sympa. Enfin, maintenant, il ne dit plus rien : il fait le mort, c’est pire. Jusque son blog qu’il a laissé tomber, pour m’emmerder je parie (il va dire que non, que c’est parce qu’il est très occupé, en vacances, submergé de boulot, mais je reste persuadée que ça l’arrange bien de jouer les hommes invisibles).
Je ne sais pas ce qui cloche chez moi. Je t’assure, j’ai été charmante avec lui. Je faisais tout pour lui plaire, et j’y arrivais en plus, j’en suis sûre. Quand on se voyait, je réfléchissais pendant des heures à ce que j’allais porter (je crois qu’il avait un faible pour mes petits t-shirts moulants – il aime bien mes seins). Je m’intéressais à sa vie, à ses passions (pourtant reconnais qu'il faut s’accrocher parfois), et je choisissais des sujets de conversation susceptibles de le mettre en valeur. Ca se passait vraiment bien entre nous, à tous niveaux. Je ne comprends pas ce qu'il me reproche.
Il dit que c’est parce que je suis trop excessive, que je lui mets la pression. Ça ne me semble pas si grave ce que j’ai fait pourtant. Quelques mails, quelques coups de fil intempestifs, une invitation foireuse et ridicule (demande-lui de te raconter, ça vaut son pesant de cacahouètes). Trois fois rien. Juste de quoi lui rappeler que j’existe (il va m’oublier sinon, une autre va me le prendre). Et mettre une touche de piquant dans la vie (toute douce la touche), de fantaisie. J’ai toujours essayé de rester sur un mode léger avec lui (là encore je le fais, tu vois bien), mais il prend tout au tragique. Et voilà qu’on est carrément en guerre maintenant, c’est triste.
A mon avis il ne t’a jamais parlé de « nous ». Il est plutôt pudique sur sa vie privée et amoureuse l’asticot (pas comme toi qui as l’air d’avoir la drague plutôt publique). Moi j’ai tendance à déballer. Je sais que ça ne lui plaît pas trop, mais j’ai viscéralement besoin de m’exprimer. S’il veut une fille qui la ferme, il n’a qu’à retourner aux pétasses bien élevées du Brabant wallon.
Il est dans un déni complet par rapport à ce qui s’est passé entre nous. Son idée fixe est que ce n’est rien d’autre qu’une histoire de cul (ça doit être son truc, car la première fois qu’il m’a parlé de son ex-ex-petite copine, c’est aussi comme ça qu’il me l’avait présentée).
C’est n’importe quoi cette histoire. L’attirance est là, réciproque, c’est sûr (pour ma part je ne me l’explique pas, car a priori je ne le trouve pas beau du tout, mais le fait est). Au-delà de ça, il y a plein d’autres choses. Je ne pense pas que les personnes qui entretiennent une relation purement physique puissent discuter de grammaire ou d’autres conneries qui n’intéressent personne pendant des heures.
J’ai une forte tendance à l’érotomanie, je sais. J’ai déjà eu de mauvaises expériences avec ça. Mais sur ce coup-là j’ai la certitude que c’est lui qui déconne.
Ça me gène un peu de te demander ça comme ça, mais tu ne peux pas faire quelque chose pour arranger les bidons ? Il me manque tellement. Allez... Pour te faire pardonner de ne pas m’avoir ramené jusqu’à un taxi la dernière fois (vu l’état dans lequel j’étais, ce n’était pas du tout prudent, d’ailleurs ça a failli mal tourner).
Si tu ne le fais pas pour moi, fais-le pour lui. Je le sens, à distance, fort patraque (ce n’est jamais bon signe quand il s’enferme et qu’il n’est là pour personne). Moi, je t’en ferais un homme heureux de ton ami, en deux temps trois mouvements.
02:25 Publié dans Rééducation sentimentale | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : amour, érotomanie, aide

