08.12.2007

Petit moment de déprime (c'est à cause du vent)

Je m’ennuie comme un rat mort. Ça fait un petit temps que ça ne m’était plus arrivé. Je n’aime toujours pas ça, perdre un jour de week-end à ne rien faire du tout. 

Il y a un petit courant d’air qui me tombe juste sur les pieds quand j’écris, parce que la porte-fenêtre de mon bureau ne ferme pas bien. C’est désagréable. Je déteste le vent, ça me donne mal à la tête. Je me force à écrire un petit quelque chose, pour que la journée ne soit pas complètement inutile. Mais j’ai du mal. 

J’ai été idiote de penser que c’était reparti, que j’allais être bien maintenant. Il n'y a pas de raison. Ma situation n’a pas changé. Je suis toujours seule et je dois ruser pour remplir le temps. Je dois envoyer des SMS, écrire des mails, laisser des messages sur des répondeurs. 

Je suis toujours en attente. Tu me l'as assez reproché. 

J’ai relevé cent fois ma messagerie aujourd'hui. Peut-être plus. Tu vas certainement m’écrire, puisque tu me l’as promis, mais il sera tard, peut-être même que j’aurai fini par aller me coucher. Et de toute façon ça ne me « remplira » pas. 

Faire le tour des blogs, ça prend trois minutes à tout casser. C’est frustrant. J’ai été voir cent fois sur le site de l’autre connard que je n’aime même plus. Il le verra dans ses statistiques, je m’en fous. Moi sur mon blog ça fait des jours que je n'ai plus de commentaire (peut-être parce que je badinais, ben ceux qui me préfèrent cafardeuse vont être servis). 

J’ai cliqué cent fois sur « Home » dans Facebook. J’ai vu défiler les gens qui se connectaient. Ils ne restaient pas longtemps en ligne, ils avaient des trucs plus intéressants à faire je suppose. C’est samedi, bientôt les fêtes, il y a des cadeaux à acheter. 

J’avais l’intention de faire mon sapin de Noël, d’aller acheter des décorations. Des années que je m’obstine à espérer que ça soit moins naze que l’année d’avant, les fêtes. Finalement, je suis juste sortie une demi-heure pour faire les courses au Delhaize, histoire d’avoir du coca et des olives au cas où j’aurais de la visite. Je n’ai pas fait le ménage, tant pis. Et je ne me suis pas épilée non plus. Merde je peux bien être moche après tout, pour ce que ça change. 

Mes efforts sont vains. Ça ne dépend pas de moi, d’être bien ou pas. Je sais que tu n’es pas d’accord avec ça. Pourtant, je vois bien : je me fais des nouveaux copains et ça va mieux, je passe une seule soirée toute seule et je me sens de nouveau moins que rien. 

Je n’arrive toujours pas à gérer la solitude.

Tu me trouvais aigrie ces derniers temps, tu me reprochais surtout de n’en faire rien de bon. C’est que je ne suis une artiste, moi, je ne sublime pas le mal-être. Je le subis et je râle. J’écris des conneries sur mon blog. C’est sinistre. De toute façon, même quand j’allais mieux, je suis sûre que tu me désapprouvais, en te disant que je me contentais de peu. 

Je suis morte de trouille d’écrire des choses pareilles, devant tout le monde. Je vais passer pour une dépressive et faire peur aux gens (je l’écris avant que tu ne le dises). J’aimerais tellement être légère et ne pas mettre cette pression sur ceux qui m’entourent. Je suis désolée. 

C’est à cause du vent, ça me fout le cafard (j’ai froid aux pieds, je vais être malade, en plus).