26.07.2007
C'est un début
Tu vas me dire que c’est paradoxal, étant donné l’intitulé de ce machin, de coller un objet sur ce premier message. C’est que je me suis rappelée que tu trouvais ridicules les blogs qui ne jouaient pas ce jeu, comme celui de ma copine. Que ce n’était bon ni pour la lisibilité, ni pour le référencement. Je m’en fiche de ces arguments, mais je vais quand même t’écouter pour une fois (par la même occasion, ça me dispense d’aller chipoter dans la configuration, la CSS ou je ne sais pas quoi pour faire en sorte que les titres ne s’affichent pas).
Note que je ne suis pas toujours tes conseils. D’abord, celui-là : « c’est mieux que tu n’aies plus de blog ».
Je t’explique un peu le concept.
Avant que tu n’attrapes la grosse tête, je dois tout de suite te dire : tu n’es pas le seul à qui je m’adresserai ici. L’idée est de faire un blog en « tu » (ou en « vous », selon les cas). Cet interlocuteur pourra tour à tour être un autre de mes amis (en disant cela, ça suppose que nous le sommes encore, amis, mais je là sors du sujet), ou de mes ennemis d’ailleurs (je réserve déjà une bafouille pour ton ex), un collègue de bureau, ma mère, mon électricien ou Dieu (non, là, je rigole bien sûr). Mais comme il fallait bien commencer, je me suis dit « à tout saigneur tout honneur », c’est donc pour ta pomme.
Tu me diras, c’est dégueulasse, on ne peut même pas répondre quand on est mis en cause. Je t’entends d’ici. On a d’ailleurs eu une conversation sur cette question au début de notre relation, avant que ça ne dérape entre nous, et qu’on échangeait encore des banalités sur les « nouveaux médias ». Il faut croire que je n’ai pas retenu les leçons du passé. En plus, je ne suis pas d’accord. La plupart des gens à qui je m’adresserai ont mon mail : toi, mes (autres) amis, ton ex, mes collègues, ma mère et Monsieur Feuillet. Dieu ne l’a pas mais il n’a qu’à le trouver s’il est si malin. Il y a aussi les commentaires si on y tient vraiment, même si je ne tiens pas particulièrement à laver mon linge sale en public (ma démarche ne tient pas debout alors, mais que veux-tu). De toute façon, je ne crois pas que je susciterai plus de réactions par cette voie que via des canaux plus orthodoxes. Mais je m’en fiche un peu en fait. Comme je te le disais il y a un bail, je vois plus le blog comme un moyen d’expression que de communication. Un genre de défouloir un peu sophistiqué, ou un peu tordu si tu préfères.
De quoi vais-je parler ici ? Pour être honnête, je ne sais pas encore très bien. Je me suis en tout cas juré de ne pas céder à mon gros travers : la monomanie. J’ai envie d’éclectisme. Et de légèreté aussi (dans la mesure du possible). Ca parlera donc bouquins, cinéma, problèmes de cœur, de fric, politique, philosophie, etcaetera etcaetera. Je posterai peut-être même des photos si j’y arrive (tu sais comme je suis nulle avec les trucs un peu techniques).
Nos conversations sur la pluie et le beau temps me manquent, tu sais. J’ai noté dans mon calepin (tu sais, celui où j’avais fait deux colonnes avec tes qualités et tes défauts), une série de choses dont je voulais te parler quand on sera réconciliés. Mais comme je sens que ce n’est pas pour tout de suite (et si tu lis ça encore moins), je recycle. Ca serait trop bête que ça se perde. Non pas que ce soient des sujets de conversation passionnants, mais j’ai toujours estimé que laisser pourrir les idées portait malheur.
Si jamais tu passes ici, même si ce n’est pas à toi que je m’adresse, n’hésite pas à réagir. Tu sais comme j’aime échanger des idées. Nos mails au boulot me manquent terriblement. Je pensais que ça me rendrait plus productive d’arrêter ça (de CESSER comme tu dis si aimablement), mais non. Je suis toute flagada. J’espère que tu vas bien, toi.
A la prochaine. Bonjour chez toi.
00:00 Publié dans J'ai un blog, mais faut pas le dire | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : début, blog, bafouille

