11.11.2007

Pauvre Père Noël

Cette publicité traîne sur mon bureau depuis quelques jours, mais je n’avais pas le cœur à plaisanter (et surtout pas à plaisanter avec les fêtes de fin d’année). 

C’est à Carrefour que l’on doit ça. Une pleine page dans le « journal » Métro, avec un immense Père Noël qui nous regarde comme de haut et cette légende alléchante : « Cette année, Noël tombe plus tôt que prévu ! »

On s’imagine une super promo sur un produit un peu classe, genre GPS, télévision du futur ou carrément champagne et foie gras. Mais non, c’est de la pub pour des bandes hygiéniques. Dans sa hotte qui traîne par terre avec un joli drapé, le Père Noël a une boîte de Alldays regular presque aussi grande que lui. Tout ça pour dire qu’à l’achat de 2 produits identiques de la gamme, on a droit à 1 pack gratuit. C’est ridicule (peut-être fait exprès mais je ne crois pas, car après ils ont repris le concept pour d’autres produits moins « triviaux »). 

Ah, la magie de Noël…

(Je n'ai pas de scanner - et je ne dis pas ça pour que le Père Noël, qu'est un brave type pas rancunier généreux et tout, y pense...). 

15.09.2007

A consommer avec modération

Quand la publicité essaie de jouer la carte de la raison, je rigole. 

A côté de mon boulot, il y a une salle de jeux. Pas un casino, mais une bête salle avec des machines à sous et des fausses courses de lévriers en plastique (en fait je n’en sais rien, je n’y ai jamais mis les pieds, mais j’imagine). L’entrée est un peu clinquante. Il y a des drapeaux kitschounets qui flottent au vent, avec des moches têtes de clowns dessus et ce slogan édifiant : « Enrichissez-vous modérément »

Y a pas à dire, ça donne envie...

11.09.2007

Faut bien vivre

Ça fait un bout de temps que j’avais envie de t’en parler, mais je ne savais pas comment aborder la question. 

C’est quoi ce brol sur votre site ? Ces annonces Google qui défigurent le design déjà limite de votre page d’accueil (et aussi des autres pages d’ailleurs) ? Elles ont beau essayer de jouer les caméléons, de s’harmoniser plus ou moins bien avec les couleurs des différents espaces, on ne peut pas les louper. C’est laid, laid, laid. Et déontologiquement discutable. Refourguer à vos auditeurs la camelote de Google, sans prévenir, ça m’étonne que tu puisses cautionner ça.

Je savais que vous aviez besoin d’argent, mais je n’imaginais pas que vous en étiez arrivés là...

Allez, je ne fais pas ma vierge effarouchée, va. Je sais qu’on n’a parfois pas le choix (mais quand même, vous, ce n’est pas un hébergement gratuit que vous avez). Ici aussi, je vois passer parfois des bannières publicitaires. Heureusement, elles restent discrètes, et soft (une campagne de recrutement relativement sobre pour des profils IT, ça va).

C’était écrit dans les conditions générales d’utilisation de Haut & Fort de toute façon :  « blogSpirit est susceptible de mettre en place tout type de publicité sur les Weblogs des Membres sans avoir l'obligation de les en aviser » (quelle horreur ce « b » minuscule en début de phrase, sous prétexte qu’il s’agit d’une marque, ça me choque presque autant que la majuscule de ma boîte ou de «  Les résultats de La Poste progressent »).

N’empêche, le jour où on m’impose des annonces Google, je change de crèmerie. Je déteste ce principe de publicité ciblée : j’ai l’impression qu’un marketeur lit par-dessus mon épaule. Et puis quel mauvais goût parfois. Je sais que ce sont des machines qui pondent les liens, mais c’est quand même ridicule.

Souvent, les robots sont complètement à côté de la plaque quand ils essaient de « lire » nos contenus pour placer des liens susceptibles d’intéresser les lecteurs du site. Ça peut donner des résultats assez drôles. Sur mon ancien blog (à l’époque j’étais moins regardante là-dessus), il y a  eu à un moment une annonce Google complètement surréaliste qui disait : « Vomi de bébé » (un de mes textes évoquait une cuite de mon ex, et je parlais maternité à toutes les pages). Je n’ai pas cliqué sur le lien, je le regrette encore.

Chez vous aussi il y a parfois de quoi être déconcerté. Passe encore pour « Chanson Parole » ou - en omettant la formulation étrange - « Paroles de Musique ». Ça reste dans votre « core business » après tout. Mais je me demande vraiment ce qui peut expliquer « Implant cheveu par cheveu » ou « Femmes à Bruxelles »…

Je t’asticote un peu là, mais franchement ça m’étonne de toi. Le jour où tu songes à la prostitution, préviens-moi, hein.

29.07.2007

Pregnant / Not pregnant

Voilà la pub dont je te parlais l’autre soir, en anglais parce que je n’ai rien trouvé d’autre. 

(tu remarqueras au passage que j’arrive même à ajouter des vidéos maintenant - je suis très fière de moi).

 

 

Outre l’aspect complètement surréaliste du spot, c’est plus une question de fond qui m’interpelle : est-ce que la pub pour ce type de marchandise a vraiment un sens ? 

Mon expérience des tests de grossesse est assez limitée. Les rares fois où j’en ai eu besoin (c’était plus pour faire taire une peur irraisonnée qu’autre chose d’ailleurs), je n’ai jamais osé me le procurer moi-même et j’ai lâchement envoyé le potentiel géniteur à la pharmacie à ma place. Ce n’est pas très courageux, je sais. C’est idiot, mais j’ai un blocage avec tout ce qui se rapporte à la reproduction. Par exemple, je n’ose pas aller acheter des préservatifs moi-même. Je sais qu’on en vend dans les supermarchés maintenant, c’est déjà mieux, mais je me vois quand même assez mal déposer « ça » sur le tapis roulant, entre le bain douche et les boîtes de thon. Pour la pillule, ce qui me sauve, c’est qu’il suffit de tendre une ordonnance. On te donne en échange une petite boîte discrète et jamais il n’est fait allusion à une quelconque vertu contraceptive au cours de la transaction.

Je suis ridiculement prude quelquefois, effectivement (d’ailleurs en vrai je n’oserais jamais t’écrire un message pareil – je pourrais à la rigueur t’en parler si j’ai un verre dans le nez, et encore ce n’est pas sûr). 

Quoi qu’il en soit, si jamais j’étais obligée d’aller acheter un test de grossesse moi-même, je m’imagine mal demander à la pharmacienne (ou, pire, au pharmacien) : « Je voudrais un test de grossesse, celui qu’on voit dans la pub et qu’on peut faire pipi dessus ».

Même en faisant l’impasse sur l’aspect comique du dialogue (il se peut en effet – mais j’en doute fortement – que le consommateur ait retenu le nom de la marque), je ne crois pas qu’il y ait beaucoup de gens qui précisent : « Je voudrais un test de grossesse CLEARBLUE ». Je pense que la majorité des gens, dans un moment pareil (on n'achète quand même pas ça tous les jours !), ne mentionne pas de marque et se contente de demander : « Pourrais-je avoir un test de grossesse, s’il vous plaît Madame ? ».   

Toi qui es papa, franchement, dis-moi : est-ce que vous avez fait une étude de marché sur les tests de grossesse avant de vous en procurer un ? Après tout, pourquoi pas, il n’y a pas de raion de ne pas se comporter en consommateur averti sous prétexte qu’il s’agit d’un achat lié à la sphère intime. Quand j’y pense, j’imagine d’ailleurs assez bien ta chère et tendre (qui est beaucoup moins coincée que moi à ce niveau) aller consulter ce qu’on en dit dans les forums de discussion « J’attends un heureux événement » (en cherchant la vidéo de la pub sur le Web, j’ai pu constater que ça faisait en effet beaucoup causer les futures jeunes mamans). 

Tout ça pour dire que la publicité pour les médicaments (ou produits assimilés) me laisse assez perplexe. Il y en a de plus en plus et je n'aime pas trop ça.

Je suis peut-être une pauvre fille qui se laisse berner par les lobbys de l’industrie pharmaceutique qui paient des vacances aux Bahamas à tous les pharmaciens de la planète mais, à supposer que j’aie des mycoses (ça ne m’arrive jamais, évidemment), j'aurais plutôt tendance à demander « un spray pour les pieds » qu'« un spray pour les pieds MACHINCHOSE » (là, en l’occurrence, j’ai oublié la marque qui fait la pub avec les immondes bestioles jaunes qui grignotent les orteils des gens pas propres).