06.10.2007

Le Vomi

J’étais tranquillement en train de lire Dernier inventaire avant liquidation de Beigbeder, histoire de me cultiver à bon marché (j’ai quand même réussi à me faire arnaquer, car il manquait une trentaine de pages au bouquin, ça arrive il paraît). Et voilà que cette citation me « saute aux yeux » :

« Tout existant naît sans raison, se prolonge par faiblesse et meurt par rencontre ».

Sans raison. Faiblesse. Rencontre.

La coïncidence est troublante : je pense justement beaucoup à toi ces jours-ci (« on » me faisait remarquer l’autre jour qu’on était le 4 octobre. Moi non plus ça ne me dit rien, rassure-toi, mais « on » prend toujours plaisir à me rappeler que c’est la date de notre malheureux « moment d’égarement », sur une musique - d'ascenseur - de Calogero).

Je me demande si tu connaissais la petite phrase du vieux Jean-Paul quand tu as choisi ton fameux surnom. Certainement...

Je ne me prononcerai pas sur la pertinence de l'affirmation : il y a bien longtemps que nous ne discutons plus de philosophie ensemble (il y a bien longtemps que nous ne discutons plus ensemble tout court). 

Mais ce qui est sûr, c’est qu’elle a de la gueule, cette citation. Existentielle à souhait, bien construite, quasiment irréfutable (moi aussi j’aime utiliser des phrases en trois éléments, y a pas de raison). Le genre de truc que les petits frimeurs écrivent sur leur farde à l’adolescence, pour draguer les premières de classe... 

[Tu es le premier à me faire écrire une citation bateau sur mon blog. Va savoir pourquoi, ça ne m’étonne pas vraiment]