06.08.2007
Malaise
Je viens d'apprendre que le type qui s'est suicidé sous mon train l'autre jour est un collègue à mon père. Ca la fout mal.
12:56 Publié dans Devine ce qui m'est arrivé | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : malaise, accident, train
01.08.2007
Evidemment, ça frime moins que tes histoires de TGV
J’ai retiré la photo pseudo-artistique que j’avais postée hier, car la qualité de l’image était vraiment trop pourrie (elle n’était pas tellement bonne de toute façon). Cette photo représentait un train.
Faut croire que le chemin de fer a voulu se venger. J’ai eu des emmerdes pas possibles sur le trajet du retour aujourd’hui. Trois heures quart pour faire Charleroi-Bruxelles, qui dit mieux ? Ça fait très courrier des lecteurs du Vlan d’évoquer les soucis ferroviaires, je sais. Mais j’ai quand même envie de te raconter.
Déjà, le train a démarré de Charleroi avec une dizaine de minutes de retard. Jusque là, rien d’anormal. Mais voilà qu’entre Luttre et Nivelles, en pleine campagne, il s’arrête brusquement. Au bout d’un certain temps, la voix de l’accompagnateur retentit pour nous annoncer que le train avait « heurté » une personne. Ils ont vraiment le sens de la formule à la SNCB. A la vitesse où on allait, à mon avis, il ne doit plus en rester grand-chose, de la personne en question, à l’heure qu’il est.
Tout le monde se précipite alors sur son GSM pour prévenir leurs proches qu’ils auraient du retard. Moi, comme personne ne m’attendait à la maison, j’ai appelé ma mère, pour me donner une contenance. Dans ces cas-là, c’est toujours amusant d’écouter les gens qui commentent l’événement. Ils disent tous à peu près la même chose : "il aurait pas pu choisir un autre train que le mien , ce con, pour se suicider" ou "Faut croire que ça les amuse de se tuer à l'heure de pointe, pour emmerder le monde". Je ne pensais pas autrement, je l’avoue.
Comme apparemment il n’y avait pas d’autre solution, on a dû sortir du train et longer les rails pendant un bon quart d’heure. C’était épique. Ce qui est bizarre, c’est que personne ne s’est énervé. Les gens qui râlaient comme des porcs au téléphone sont d’un coup devenus très sympathiques. Et pourtant ça faisait mal aux pieds, ces caillasses qu’ils foutent en dessous des trains. En plus certaines personnes avaient des bagages, des bébés, y avait même des personnes âgées. Même les pétasses avec leurs talons aiguilles m'ont semblé charmantes.
L’ambiance était détendue, bon enfant, les gens s’entraidaient (j’ai même proposé de porter les bagages d’une vieille dame – en espérant qu’elle écrive au Vlan pour dire que « c’est réjouissant par les temps qui courent de voir qu’il y a encore des gens qui respectent les aînés »). Pendant tout le chemin, j’ai suivi un gars très mignon (et je ne dis pas ça pour te rendre jaloux). On a échangé des sourires de circonstance, mais pas une seule parole malheureusement (je n’étais pas dans son wagon, mais je suppose qu’au moment de l’arrêt du train il s’est lui aussi jeté sur son GSM pour prévenir sa copine qu’il serait en retard).
Après avoir retrouvé par miracle la gare de Nivelles, et changé quatre cinq fois de quai, on a enfin pu repartir pour Bruxelles (le reste du trajet s’est passé sans encombre).
Ça n’a l’air de rien, mais ce fut une petite aventure. J’ai bien aimé le commentaire des navetteurs flamands à côté de moi. Ils rigolaient en se rappelant la campagne pour les trains : « Le train, déjà un avant-goût de voyage ».
23:10 Publié dans Devine ce qui m'est arrivé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : train

